— Cyrille André (1972)

Né à Lyon, Cyrille André se forme à l’Ecole Supérieure d’Art et Design ŸŸ-Grenoble Ÿ-Valence. Il se lance dans une recherche formelle dans la sculpture, les installations, le dessin et réalise la scénographie de nombreux spectacles. A travers sa démarche artistique, il s’interroge sur l’humanité, nos origines et le reste de part animale et instinctive qui nous habite, les relations humaines et notre place dans la société. Il travaille alors sur des thèmes liés à l’actualité et à ce qu’il en ressent.

Au début, Cyrille André représente exclusivement des figures animales. Cela lui permet d’évoquer avec distance des sentiments et questionnements sur l’humanité, en s’appuyant sur les symboliques et croyances associées à ces animaux. Il crée un bestiaire hybride, mélange d’ours, de chien et de cheval, afin que ses bêtes ne soient pas clairement identifiées. Ces sculptures sont en bois, grands formats, taillées à la tronçonneuse. Les traits sont assez grossiers, ce qui compte est alors la perception de l’attitude.

A partir de 2001 il représente des figures humaines ainsi que des créatures mi-homme mi-animale, et diversifie ses matériaux. Fonte d’aluminium, fibre de verre, bronze, il choisit en fonction des thématiques qu’il explore en réalisant toujours des ensembles.

Son œuvre Femme bottée (2001), première figure humaine, est exposée dans la Bibliothèque Universitaire Droit et Lettres au campus de Saint-Martin-d’Hères/Gières. Il est également l’auteur de l’oeuvre Together (2014, fonte d’aluminim), exposée dans la cour intérieure de la Maison de l’étudiant Drôme-Ardèche à Valence.

 

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Une hirondelle ne fait pas le printemps, Cyrille André, 2013

 

Fonte d’aluminium — Institut de la communication et des médias (U.G.A.) — 11 avenue du 8 Mai 1945, 38130 Echirolles.

 

Commandée dans le cadre du 1% artistique de l’extension de l’Institut de la communication et des médias (ICM), Une hirondelle ne fait pas le printemps est une installation de 50 hirondelles en fonte d’aluminium, qui s’étend sur une grande partie du rez-de-chaussée du bâtiment. Suspendues par des câbles en acier, les hirondelles instaurent un cheminement de la cour vers la salle de conférence en passant par le hall d’accueil. Pour la partie extérieure, sont attachés six groupes d’hirondelles sous la forme de mobiles, eux-mêmes fixés par des câbles d’acier. La répartition de l’ensemble tend à réduire les frontières entre ces espaces intérieurs et extérieurs. D’autre part, les silhouettes de ces hirondelles en vol créent une typologie imaginaire qui semble décrire un message dans l’espace aérien de l’ICM.

Cyrille André explique son choix de l’hirondelle : “Les hirondelles, légères et aériennes figurent la libre circulation des idées. Leur présence contribue à favoriser les échanges et facilite le partage des connaissances et du savoir. […] Symbole de fécondité, elle apporte le bonheur dans un foyer, mais l’hirondelle est surtout un emblème de clairvoyance, une qualité d’une grande richesse pour les élèves de l’ICM.