Traverser le plan J dans un halo rose, Jacqueline Dauriac, 2001

Comme un signal dans la ville, le spectateur est invité à circuler dans cette installation de néons roses à la Cité des Territoires de l’UJF. L’artiste plasticienne, également professeur d’art à Grenoble et à Nantes, propose un travail sur la perception visuelle à travers des champs de sensation ultra sensible.

 

Installation de Néons (diodes roses), Cité des Territoires, UGA, Grenoble.

 

Artiste plasticienne, Jacqueline Dauriac est née à Tarbes en 1945. Travaillant depuis quelques années autour de la notion de perception visuelle, elle définit son art comme ‘’un art perceptuel’’. Conçue pour l’environnement qui l’entoure, son œuvre se veut porteuse d’un message de joie (avec, entre autre, l’utilisation de la couleur rose). Dans cette même optique, l’artiste a fait construire un immeuble-atelier à Paris pour ‘’interroger la société sur les moyens à mettre en place, pour aller vers le haut, vers la joie de vivre’’.

Traverser le plan J dans un halo rose est une création lumineuse faite de diodes roses disposées du sol au plafond, formant ainsi un plan incliné immatériel/virtuel. Imaginé lors d’un séjour à Tahiti, Jacqueline Dauriac met en scène un plan coupant l’espace en deux, pouvant évoquer le plan entre Tahiti et la ville de Grenoble. Le plan J symbolise ici la jouissance et la joie de vivre. En traversant ce halo lumineux, le passant active cette joie, aspect qui, selon l’artiste, manque actuellement au monde d’aujourd’hui. La lumière rose, quant à elle, met en joie et, véhicule une énergie positive, celle de l’artiste.