Sphère Enterrée, François Morellet, 1975

Artiste et industriel, François Morellet mêle ses deux activités dans ces oeuvres. Ici, il propose une surprenante fusion entre les formes courbe d’une sphère basée sur une trame carrée, cela crée un effet d’optique touchant la perception rétinienne. L’oeuvre s’accorde avec une  légèreté parfaite à l'architecture de l’entrée Sud du bâtiment Stendhal de l'UGA.

 

Tubes en acier inoxydables, Entrée Sud du bâtiment Stendhal, UGA, Campus de Saint-Martin-d'Hères/Gières.

 

 

Fils d’un industriel, François Morellet fait des études classiques à Paris avant de reprendre l’affaire familiale. Très vite, il lie activité industrielle et activité artistique. C’est dans les années 1950, après avoir rencontré l’artiste Max Bill, qu’il s’oriente vers l’art abstrait. L’artiste adopte alors un langage géométrique élémentaire basé sur un système de trame. Evoluant, en premier lieu, sur la toile, François Morellet conçoit peu à peu des installations mêlant sculpture et architecture. De cet intérêt vont naitre les sphères-trames.

Sphère enterrée  résulte ainsi de ces recherches sculpturales. Fondée sur la symétrie et la répétition, la conception de l’œuvre est basée sur une trame carrée sérielle. Ici, l’artiste allie la rectitude du module carré avec la courbe de la demi-sphère. En agençant les trames les unes par rapport aux autres, François Morellet parvient à créer un effet d’optique touchant la perception rétinienne. Faite de trames carrées évidées, l’installation s’impose toute en légèreté et s’accorde parfaitement avec l’architecture que lui sert d’arrière-plan.