Sans titre, Edgard Pillet, 1969

On peut être utile et avoir du style ! Avec les piliers de l’amphithéâtre Louis Weil (campus de Saint-Martin d’Hères/Gières) fait de formes géométriques et schématiques, Edgar Pillet donne une originalité architecturale à la façade du bâtiment.

 

Ciment noir teinté dans la masse, 7 x 8,5 m, Amphithéâtre Louis Weil, Campus de Saint-Martin-d’Hères/Gières.

 

Après avoir étudié à l’Ecole des Beaux-Arts (Bordeaux puis Paris), Edgard Pillet obtient le prix de la Jeune Peinture en 1948 puis celui de La Critique à Bruxelles en 1953. Sa renommée, s’établissant peu à peu, lui permet d’exposer aux quatre coins du monde (Paris, New-York, Copenhague, Londres, Chicago etc.). L’artiste se place comme un fervent défenseur de l’art moderne et du concept de synthèse des arts. Cette théorie souhaite réintégrer les arts dans l’architecture et la vie quotidienne.

L’œuvre Sans titre, de 1969, illustre bien cette volonté de cohabitation entre arts et architecture. En effet, grâce à une étroite collaboration avec l’architecte Olivier-Clément Cacoub, Edgard Pillet a créé une œuvre en totale harmonie avec l’amphithéâtre Louis Weil. Les piliers, en ciment moulé teinté dans la masse, font partie de la famille des creusets. Ces derniers résultent d’un travail de recherche sur l’équilibre et les rapports entre la forme, la couleur et la matière. Cette production artistique est propre à l’artiste. Enfin, la façade du bâtiment est rythmée par l’utilisation de formes géométriques et par l’opposition entre plein et vide.