Ligne de traverse, Véronique Joumard, 2002

 

Projecteurs halogènes et boitiers électroniques — Institut de la Communication et des Médias (U.G.A.) — 11 avenue du 8 Mai 1945, 30130 Echirolles

 

De l’entrée jusqu’à la cour, 48 projecteurs halogènes forment une ligne horizontale discontinue sur les murs, traversant le bâtiment selon un axe Est-Ouest. Chaque projecteur est relié à un boîtier ultra sensible, qui capte les ondes sonores. Grâce à ces capteurs, l’intensité lumineuse varie en fonction du volume sonore.

L’installation réagit ainsi aux passages des étudiants dans le hall, dans l’escalier, à leurs conversations, mais aussi aux passages des voitures ou du tramway à l’extérieur du bâtiment. ”La lumière révèle une présence ou accompagne les personnes dans leurs déplacements”. Comme beaucoup d’œuvres de Véronique Joumard, cette installation interagit avec son environnement et avec les spectateurs. Elle renvoie le reflet d’une activité humaine, étudiante et urbaine, tel un écho.

L’artiste joue également sur les contrastes et les reflets, en plaçant des projecteurs dans des coins sombres, ou proche de parois de verre qui diffractent la lumière. Enfin, les baies vitrées permettent à la lumière émise d’être visible depuis la rue.

 


— Véronique Joumard (1964)

Née en 1964 à Grenoble, Véronique Joumard vit et travaille à Paris. Elle débute sa carrière en 1987 en exposant à Nice. Ses installations, peintures, sculptures et dispositifs divers sont aujourd’hui présentés en France et à l’étranger, notamment en Italie et au Japon.

Elle joue sur des phénomènes sensoriels pour interroger le principe de perception. Sous une approche minimaliste, elle travaille principalement sur les notions d’espace, d’énergie et de lumière. Elle s’intéresse notamment aux modes d’apparition de l’énergie et à la production de l’image. Dans ses installations, elle aime que les éléments permettant la transformation d’une image ou l’apparition de lumière soient visibles, comme c’est le cas pour Ligne de traverse.

Ces travaux sont souvent des espaces d’expérimentation pour le spectateur. Elle utilise des matériaux interactifs : magnétiques, thermosensibles, objets mobiles, miroirs, etc. Par exemple pour Aimants sur Outremer, le spectateur peut déplacer des aimants, dessinant ainsi des motifs sur la surface donnée. L’œuvre devient alors un espace d’expression, de jeu.

En suscitant la créativité des spectateurs, ses installations font appel au réel et à l’imaginaire.

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