L’Adret, Morice Lipsi, 1967

Situé au Patio de Science Po à Grenoble, cette oeuvre en granit de Haute-Savoie possède un aspect des plus singuliers, rappelant dans certains de ses angles les versants abrupts d’une montagne, et qui s’intègre parfaitement au milieu montagnard.

 

Granit de Haute-Savoie, 105 x 226 x 115 cm, Patio de Science Po Grenoble, Campus de Saint-Martin-d’Hères/Gières.

 

Né en 1898 à Lodz en Pologne, Morice Lipsi arrive à Paris en 1912. Formé très tôt à la sculpture, il s’installe à La Ruche, une cité d’artiste, où il côtoie Brancusi, Archipenko, Soutine, Chagall et bien d’autres. Il devient le maître de la taille directe au sein de cette réunion d’ateliers. Peu à peu, il s’oriente vers une sculpture à caractère monumental évoluant vers l’abstraction. Il réalise de nombreuses commandes publiques à travers le monde, Grenoble, Tokyo, New-York ou encore Tel-Aviv. Synthèse entre sculpture et architecture, ses œuvres se placent comme un défi à l’espace par leur dynamisme et leur masse compacte.

Ici, l’œuvre s’intègre pleinement dans l’environnement montagneux, tant par sa forme, son titre que le matériau utilisé (un granit de Haute-Savoie). La sculpture est composée de différents plans pouvant faire références aux versants d’une montagne. Cet aspect est à mettre en relation avec le titre ‘’L’Adret’’, qui, dans les Alpes, est le versant le plus ensoleillée d’une vallée. Par l’abstraction des formes, Morice Lipsi produit une œuvre en parfaite adéquation avec le milieu montagnard au sein duquel se trouve le campus universitaire.